LA VIE AU

 

QUOTIDIEN

 

Vie au quotidien

 

 

 L'ALIMENTATION

 

canne à sucre

 

 

La nourriture revêt un caractère particulier à Ngazidja. Le niveau de vie étant très faible, il est difficile de bien manger. Il n’est pas rare qu’un enfant ne mange qu’un morceau de canne à sucre pour son repas de midi et parfois rien.

 

 

Mais en symbolique, il faut « être plein », c’est-à-dire avoir l’estomac bien rempli. Par exemple, une femme mariée ne doit pas maigrir, cela voudrait dire que son mari ne la nourrit pas assez; un enfant qui manque d’appétit inquiète beaucoup les parents.

 

 

 

 

Pour les fêtes religieuses et coutumières, la nourriture est très abondante, il y a partage dans tout le village avec les classes d’âge, les voisins…

 

En matière économique, il y a peu d’importation, les comoriens mangent les produits de leur terre. Les bananes vertes, le manioc, le fruit à pain, les songes, le sagou, la patate douce, les embreuvades, les brèdes ou feuilles de manioc sont les légumes que l’on remarque en cuisine. Le riz est un plat servi au quotidien. Il est fréquent de confectionner certains mets avec du coco.

Pour les fruits et selon les saisons, on trouve des oranges, des papayes, des citrons verts, des mangues, quelques ananas.

 

A la cuisine

 

Des villageois

 

A la cuisine

Préparer les brèdes de manioc

 

Les musulmans ne mangent pas de porc. Pour la viande, il est de coutume de manger de la volaille et en particulier des « mabawas » qui sont des ailes de poulet dont le prix est accessible aux bourses. La viande de bœuf ou plus exactement de zébu revient plus cher. Le poisson est aussi très apprécié. S’il y a un  pêcheur dans la famille, il pêche au quotidien que ce dont il a besoin. Parfois certaines femmes vont à la mer pour chercher des poulpes qui sont cuisinés en sauce, en friture ou même grillés. La sauce est faite avec des oignons roussis, du sel, du poivre et de l'ail ou des piments écrasé sur une pierre; le tout mélangé à du concentré de tomate allongé d’eau.

 

A la cuisine

 

 

 

En général, les aliments sont cuits dans une marmite avec de l’eau et du sel sur un trépieds déposé sur un feu de bois constitué des branchages ramenés des champs. Depuis quelques années, le mode de cuisson par friture prend un essor. Souvent dans les familles ou au sein du village ou retiré dans un champ ou à la plage, un « voulé » est organisé. Les aliments sont grillés ou cuits directement dans la braise. Les pâtisseries sont simples, ce sont des biscuits faits à base de farine et de  graisse végétale. Un pain un peu particulier est confectionné à la maison, celui-ci se mange avec les plats en sauce.

 

 

 

 

La consommation d’alcool est interdite par l’Islam. Néanmoins certains hommes consomment de la bière ou du vin en cachette, d’autres ouvertement. La boisson de base est l’eau qui est recueillie dans les citernes en pierre lors des pluies. Il va sans dire que lorsque la réserve est presque vide, l’eau n’a pas bon aspect. Mais acheter de l’eau en citerne est trop onéreux pour la plupart des villageois.

 

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  LE TRAVAIL

 

Aux Comores, il n’y a pas beaucoup de possibilité de travailler. Les personnes, hommes ou femmes, qui ont fait des études peuvent prétendre à une place dans l’administration, mais cela reste limité.

 

A Ifoundihé

 

Les ressources sont presque inexistantes. Quelques hommes se rendent à Moroni et ont un travail. La terre ne se prête pas à l’agriculture, le sol étant constitué essentiellement de roches volcaniques. Les bananiers et le manioc arrivent à donner subsistance aux familles. Les champs sont éloignés du village et il faut s’y rendre à pieds chaque jour très tôt pour avoir un peu de récolte. La pêche pourrait être possible, mais le village est trop éloigné de la mer.

 

mbahe tresses

 

travaux

 

Feuilles de cocotier tressées

Travaux

 

C’est une population qui ne prévoit guère le lendemain, aussi chaque jour, il faut imaginer ce que la famille va manger, les jeunes vont au champs chercher ce dont on a besoin, légumes pour la nourriture et bois pour le feu.

 

A Ifoundihé, dans les champs à quelques kilomètres, on récolte du manioc, des patates douces, des bananes, des embreuvades, des cocos, des mangues, quelques ananas.

 

Les hommes du village laissent passer le temps. Les occupations essentielles tournent autour des prières à la mosquée. Sur la place publique, sous les badamiers, des groupements d’hommes se forment pour discuter. Les jeunes errent et font parfois des menus travaux. Certains jouent au m'raha, aux dominos ou aux cartes.

 

Les femmes, les jeunes filles et les femmes âgées sont vouées à la cuisine, au lavage du linge et s’occupent des enfants.

 

A Ifoundihé, le développement pourrait se faire en créant une coopérative ou une petite entreprise de travaux. Mais cela dépend essentiellement de la volonté des villageois et de leur possibilité d’investissement qui reste malgré tout très faible.

 

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 L'EAU, L'ELECTRICITE, LE TELEPHONE

 

l'eauA La Grande Comore, très peu d’adductions d’eau existent, et celles-ci sont situées uniquement dans la capitale ou tout proche. Les sources d’approvisionnement sont faites par le recueil des eaux de pluie dans des citernes fabriquées en pierres du pays. Rares sont les foyers qui ont les moyens d’acheter de l’eau acheminée en camion citerne avant la saison des pluies lors de la pénurie. Dans beaucoup de villages, une citerne collective est destinée à approvisionner les habitants en cas de nécessité.

 

Depuis l’éruption du Karthala en novembre 2005, de sérieux problèmes apparaissent car les citernes d’eau sont contaminées par les cendres volcaniques d'où la difficulté d’avoir de l’eau consommable pour boire, faire la cuisine et pallier à l’hygiène de base.

En fin 2005, les pluies sont tardives, les réserves d'eau familiales s'épuisent. On a recourt à la citerne du village, un défilé incessant de femmes circule, elles viennent remplir leurs bassins d'eau.

 

Pour le système sanitaire, il reste beaucoup à faire, nous voyons des latrines traditionnelles qui sont souvent source de maladies puisqu’elles sont ouvertes.

 

L'électricité

 

 

 

 

L’électricité est gérée par une société, la Ma-Mwé. Peu de familles peuvent s’installer un compteur. Un grand nombre de personnes fraude en faisant des branchements sauvages avec des fils branchés directement sur le réseau. Le contrôle est difficile.

 

 

 

 

Il n’y a que deux années que la Grande Comore s’est équipée du téléphone cellulaire. Aujourd’hui, dans tous les villages, on peut voir des cabines téléphoniques à carte. Le téléphone portable commence de faire son apparition.

 

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