LA RELIGION ET

 

LES CROYANCES

 

 

religion

 

 

un musulman

 

L’Islam tient une très grande place chez les comoriens qui sont musulmans à 99%. La plupart d’entre eux pratiquent  la prière quotidiennement. En général les hommes vont à la mosquée, les femmes prient à la maison, sur un tapis réservé à cet effet ou dans un lieu ayant la même fonction que la mosquée.

 

 

Les comoriens sont des sunnas de l’école juridique chafiite, école répandue sur la côte est africaine et au Yémen. L’importance du soufisme, mouvement qui cherche l’extase et l’union avec Dieu. Le prophète Mohamed a une grande importance.

 

  

 

Les cinq piliers de l’Islam issu du Coran doivent être respectés :

 

La profession de foi, « al shahada »

 

Les cinq prières par jour : « al Fadjiri » à l’aube, « al dzouhouri » à la mi-journée, « al anssuri » en fin d’après-midi, « al maharibi » au coucher du soleil, « al ancha » en fin de soirée

 

L’aumône, « al zakat »

 

Le jeûne pendant le mois de Ramadan

 

Le pèlerinage à la Mecque pour devenir « hadj »

 

La vie quotidienne est rythmée par la religion : l’appel à la prière avec le mouézin, l’obligation de la prière du vendredi, le respect des fêtes religieuses selon le calendrier lunaire, l’application des traditions lors de la naissance, la circoncision, le mariage, le décès…

 

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Fêtes religieuses

 

 

Le Ramadan et l’Aïd El Fitr

 

Pendant le mois de Ramadan, le jeûne complet (sans boisson, sans alimentation) dure toute la journée. A partir de 16h, les femmes cuisinent de grosses quantités pour le partage du soir, à partir du coucher du soleil ;  des prières sont dites.

 

Le Ramadan se termine par l’Aid El Fitr. Cette fête est préparée : achat de nouveaux habits, décorations dans la maison, pâtisseries très nombreuses avec des jus de fruit. Ce jour là, tout le monde porte de nouveaux vêtements, les hommes se rendent à la mosquée pour la prière et tous les villageois se rendent visite mutuellement et goûtent les pâtisseries conçues pour l’occasion.

 

la mosquée

chaussures à l'entrée de la mosquée

 

 L’Aïd El Kabir

 

C’est une fête qui a lieu après l’Aïd El Fitr et correspond à la commémoration du sacrifice d’Abraham. Ce jour là, il est coutume de sacrifier des moutons.

 

Cette fête est associée au Daïra qui correspond à des chants et des danses traditionnels.

 

 

  Le Maoulid

 

C’est le mois de la naissance du Prophète Mohamed. Dans chaque village, à un jour précis, une cérémonie est célébrée pour lire le chant Maoulid à la gloire d’Allah et de son Prophète. Ensuite, les villageois ressortent avec des sachets de pâtisseries et boissons ou parfois, un repas est organisé.

 

 

  Le Miradj

 

C’est l’ascension du Prophète.

 

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Fêtes religieuses familiales

 

La circoncision, «  utwahiri »: le garçon est circoncis entre 7 ans et 12 ans. Cette coutume a un sens religieux et social car l’enfant devient responsable, il a le statut d’homme. Pour cette fête, on consulte le marabout pour fixer le jour et l’heure. Des prestations en nourritures sont offertes aux différentes « classes d’âge » de la communauté villageoise.

 

Le mariage, qui est sous trois formes : les fiançailles ou « mariage Hasiri », l’officialisation de celui-ci, «  mariage Mbaynicho » et le grand mariage « anda »

 

Les fêtes familiales religieuses se célèbrent tout au long de l’année, lors du 7ème mois de grossesse, à la naissance d’un enfant, à la première coupe de cheveux, à la circoncision des garçons, à la puberté, aux mariages, aux funérailles.

 

Les funérailles : Lorsque la personne est décédée, la toilette mortuaire est faite dans la maison du défunt. Des prières sont récitées pour que Allah protège et pardonne le mort et lui offre une meilleure demeure. La lecture du Coran est obligatoire. Dès que possible, le corps dans un linceul blanc est transporté pour être enterré, face à la Mecque.

 

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LES CROYANCES

 

Le processus de croyance aux esprits englobe tout un système de guérisseurs (maladie, sécheresse, vœux de bonheur…).

 

Lors des cérémonies, le «  mwalimu » exorcise la personne possédée ou fait des vœux de bienveillance en fonction des souhaits évoqués comme par exemple la réussite d’un projet.

 

Certaines pierres, arbres ou lieux sont évités par les villageois car ils sont sacrés et utilisés lors des pratiques religieuses.