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  MOUSTIQUAIRES

Quels que soient l’âge et les occupations des personnes du village, la santé reste primordiale et il est capital de prévenir les maladies les plus répandues dans ce pays tropical par des moyens concrets.

Le paludisme sévit chaque année à La Grande Comore. Malheureusement au XXIe siècle, des enfants en meurent encore.

Depuis février 2005, le chickengunya, maladie également transmise par le moustique est présent sur l’île. A Ifoundihé, beaucoup de villageois sont contaminés. Heureusement la forme neurologique est peu fréquente, mais les douleurs articulaires et la fièvre occasionnent d’énormes souffrances physiques et psychologiques, immobilisant les personnes atteintes.

Comores Horizon décide de faire une enquête en mai 2005, pour recenser les moustiquaires existantes et leurs états :

88 familles et 11 bangas de célibataires ont été répertoriés. Les difficultés surgissent pour évaluer les besoins réels car souvent les enfants dorment à plusieurs dans un même lit et les couchettes ne sont parfois que des tissus ou tresses simplement posés à même le sol…

Seules trois familles possèdent une moustiquaire, mais elle sont trouées et en mauvais état donc inefficaces.

L’urgence apparaît : allouer des moustiquaires pour limiter l’épidémie. L’achat se fait en deux temps à cause d’un problème d’approvisionnement sur l’île. Au total 320 moustiquaires  ont été distribuées en novembre 2005 et janvier 2006.

 

Evaluation :

  • Une semaine après la distribution, les moustiquaires sont installées, les villageois sont satisfaits et disent mieux dormir.

  • Evaluation en fin 2006 :

Malheureusement il n’y a pas de recensement réel du nombre de personnes atteintes de paludisme et du chikungunya, car beaucoup de comoriens n’ont pas accès aux soins en raison de leur pauvreté. En conséquent cette évaluation portera uniquement sur la satisfaction des villageois et le bon usage, en enquêtant sur un échantillonnage de familles, nous permettant ainsi d’estimer si de nouveaux besoins se font sentir.

Résultats de l’enquête :

Les 320 moustiquaires ont été distribuées à 116 foyers ou bangas.

L’échantillon choisi au hasard porte sur 40 foyers soit 35%.

Sur les 112 moustiquaires distribuées à ces 40 foyers, nous avons retrouvé 85 moustiquaires soit 75% de la donation.

33 moustiquaires sont en très mauvais état à moins d’un an d’existence soit 30%. La cause essentielle est due à la présence de rats.

Les personnes questionnées disent laver les moustiquaires régulièrement, à savoir que sur les 3 mois de présence, nous n’avons vu aucune moustiquaire en train de sécher !

100% des villageois disent être très contents de cette donation.

Il nous est signalé trois cas de paludisme pour l’année 2006, ces personnes n’ayant pas de moustiquaires. Un décès en décembre 2006, une fillette de 4 ans, dont les parents n’ont pas signalé l'état fiévreux à l'infirmière de l'association, présente à ce moment là. L'enfant avait un couchage muni d’une moustiquaire.

Sur cet échantillon, il est à noter six nouveaux foyers (personnes qui étaient à Mayotte ou à Moroni). Trois foyers conservent les moustiquaires dans les valises ! Sous le fallacieux prétexte qu’elles tiennent chaud.

En résumé, grande satisfaction des villageois, qui reconnaissent l’efficacité des moustiquaires dans la lutte contre le paludisme. Par contre la durée de vie est d’une année au lieu de trois ans en moyenne à cause des rats. Il semble nécessaire de se questionner sur la gestion des déchets qui privilégie la présence de ces nuisibles.

Photos

 

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  CONSTRUCTION D'UNE ECOLE ET DES TOILETTES

 

Dès la création de l'association en 2005, le problème de scolarité pour les enfants d’Ifoundihé émerge très vite et devient une priorité. L’école ne comporte qu’une classe pour plus de 100 enfants, avec quelques tables/bancs très vétustes et un tableau noir. Sur place, faute de salles, l’enseignement ne peut être fait que pour les CP et CE. Les parents sont aussi obligés de louer une pièce sous le foyer pour améliorer les conditions d’accueil. Les enfants en classe de CM doivent se déplacer à pieds dans les villages voisins ce qui est démotivant et très fatigant dans un pays tropical.

Après étude du projet en collaboration avec les villageois, il est décidé de construire une école de deux classes, permettant l’accueil de tous les enfants scolarisés en primaires. Le programme se déroule en 3 tranches, de mai 2005 à décembre 2006. L’inauguration a lieu le 4 novembre 2006 en présence du Ministère de l’Éducation Nationale de La Grande Comore, du préfet de région, des maires.

Photos 1 - Photos 2 - Photos 3

l'école

En 2006, la délégation Comores Horizon de France a émis le projet de construire des toilettes pour les écoliers mais les villageois ne retiennent pas l’idée. Hors en 2007, le gouvernement exige des toilettes pour toutes les écoles publiques et privées. Devant ce caractère d’obligation, ce projet est mis à l’ordre du jour comme une priorité. En février 2007, la réserve d’eau est faite, en avril 2009, les travaux commencent. En novembre, les toilettes ne sont pas encore fonctionnelles à cause d'erreurs de mise en place des portes. Un lavabo pour le lavage des mains est prévu.

 

toilettes Gouttière mur de l'école

 

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Lors de notre mission en novembre 2017, nous constatons que les toilettes sont inutilisables : arbustes devant l'entrée, cadenas rouillé condamnant une porte, lavabo cassé, sales... Nous parlons de ce problème aux nouveaux membres du Conseil d'Ecole en espérant qu'ils vont se mobiliser pour trouver des solutions.

La réserve d'eau vide n'a plus de tôles pour protéger.

 

 

  MODERNISATION DE L'ECOLE

En 2014, avec les villageois, nous formulons le projet d'électrifier l'école et la bibliothèque en solaire. Mais pour ce faire, il est nécessaire de refaire les toits des 2 bâtiments de l'école car les tôles qui datent de 2006 ne sont plus étanches.

En 2016, les villageois se mobilisent et refont les toits en béton ce qui permettra de dispenser des cours en toutes circonstances, les journées sombres, en cas de pluie... L'association Comores Horizon, grâce à l'obtention de subventions a pu acheter les matériaux. La main d'oeuvre est assumée par les villageois avec comme chef de projet M. Ali Mbaé et M. Ahmed Abdou. Notre correspondant et responsable des finances est toujours Soidroudine Ben Youssouf. Le matériel électrique est acheté en novembre lors de la mission d'Alice Delaspre. L'installation dans les 3 classes va se faire par M. Idi Issa, électricien du village.

En début 2017, les villageois constatent, après avoir enlevé les tôles de l'ancien bâtiment, que les murs ne pourront pas supporter un toit en béton. Par conséquent, il est décidé de démolir la vielle salle de classe et de la reconstruire avec le bureau du directeur. Bien sûr, cette surprise n'est pas prévu dans le budget prévisionnel. Aussi Comores Horizon finance 83% grâce aux manifestations en France et le village 17%.

Pour le bâtiment datant de 2006, un toit en béton est également fait afin de pouvoir installer l'électricité en toute sécurité. Malheureusement, un problème d'étanchéité est constaté à la classe 2. Il est décidé de démolir et reconstruire cette partie.

 

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SECURISER LA COUR DE L'ECOLE

 

L'école est en bordure de route, un réel danger subsiste pour les enfants qui traversent régulièrement cette route très passagère. En avril 2009, une petite fille s'est encore fait renversée, sans conséquences graves, heureusement.

 

En fin 2009, le devant de l'école est fait. En juillet 2011, le côté sud est réalisé, Il reste à réaliser, la partie de derrière et les deux portails en fer.

 

En fin 2013, les 2 portails sont commandés, le mur ne peut être continué à cette période en raison de la pénurie de l'eau, priorité aux besoins vitaux !

 

En 2014, ce projet est entièrement financer et dans les premiers mois de 2015, il sera terminé. Les portails sont finis et vont être acheminés.

 

En novembre 2016, lors de la mission d'Alice Delaspre, il est constaté que le mur n'est pas fini. Un conflit existe entre l'artisan local M. Moubini qui n'a réalisé qu'un seul portail et affirme n'avoir fait un devis que pour celui-ci. Après des recherches, tous les devis et courriers stipulent 2 portails... Devant cette mauvaise foi, il est hors de question que Comores Horizon ne finance à nouveau pour le 2e portail. En fin 2013, M. Moubini a reçu la somme de 630 € pour achat des matériaux et confection des 2 portails de l'école.

 

En 2017, lors de notre mission, avec l'aide de Michel Chambreuil, chef d'entreprise en charpentes métalliques, nous étudions à nouveau le problème de facture et la réalisation d'un seul portail. Après une longue discussion, M. Moubini consent à réaliser le 2e portail puisque le matériel avait été acheté. Il exige des frais de main d'oeuvre qui seront payés par les villageois.

M. Soidroudine Ben Youssouf s'est engagé a terminé la construction du mur de l'école sitôt après les travaux des bâtiments soit début 2018.

 

 

UN BUREAU POUR LE DIRECTEUR

 

En novembre 2009, une discussion s'engage pour la construction d'un bureau pour le directeur. mais devant la non motivation et la non participation du directeur d'école, ce projet est mis en sommeil.

 

En 2016, puisque des travaux de modernisation des 2 bâtiments de l'école doivent être réalisés dans le cadre du projet d'électrification solaire, il est convenu de faire un bureau sur le trottoir devant l'ancienne école. Cette pièce servira à recevoir les parents pour les inscriptions et permettre au directeur de s'isoler si le besoin se fait ressentir. Réalisation faite en novembre 2017.

 

 

  PARRAINAGE DES ENFANTS

 

Dans le village comme dans tout le pays, le taux de scolarisation est d’environ 39%. Les coutumes sont encore bien présentes et rythment la vie au quotidien. L’absentéisme est lié aux activités villageoises et aux problèmes de maladies comme le paludisme, les bronchites…

Notre objectif est en accord avec celui du gouvernement de l’Union des Comores, à savoir « La parité garçons/filles doit se poursuivre pour atteindre un taux de 100% en 2015 ».

 

La situation économique des parents est critique, la priorité au quotidien est : « comment nourrir la famille ? ». Enfants et parents ne comprennent pas forcément la nécessité de la scolarisation. Le niveau scolaire est bas et les redoublements sont fréquents.

Aussi, dès la rentrée de 2005, Comores Horizon décide d’organiser le parrainage des enfants du village afin de leur permettre l’accès à l’enseignement.

20 € suffisent pour couvrir tous les frais pour  une année scolaire d'un enfant en primaire.

 

En 2005, 38 enfants ont été parrainés.

 

A la rentrée de 2006, les 130 enfants du village qui vont en primaire à Ifoundihé, bénéficient de la générosité des parrains. Des membres de l’association en mission sur place et en collaboration avec les enseignants, achètent les fournitures scolaires nécessaires (achat et distribution) et une paire de tongs.

Les 1ers de chaque classe se voient remettre un livre en récompense de leur travail.

 

 

les parrainages distribution de tongs distribution de stylos

 Photos 1 - Photos 2

En 2007, l’association a pu donner en plus un bon d’achat aux collégiens, lycéen et universitaires pour les encourager.

 

Puis en 2008, le champs d'action s'élargit aux enfants du village qui vont en école privée.

 

En 2009, avec l’excédent financier des parrainages, un repas scolaire est organisé ainsi qu'une participation à la construction des toilettes (achat de deux WC turques, d'un lavabo et des portes métalliques).

Des interventions sur la gestion des déchets sont faites dans chaque classe par l'infirmière de l'association. Des prospectus avec un stylo recyclé ont été donné en avril 2009.

 

Repas repas repas

 

 

En 2010, les parrainages ont pu se faire à distance grâce à Annick Bouchot et Annie Foltran secrétaire principale de l'association. Les enfants scolarisés à Ifoundihé ont reçu leurs fournitures, ceux qui sont scolarisés à l'extérieur, soit en école publiques soit en écoles privés ont eu leur bon d'achat (20 € pour les enfants parrainés et 10 € pour les autres).

Comme à l'accoutumée, le magasin ALAPAGE était notre collaborateur, un grand merci pour nos multiples relations et le bon déroulement des opérations. Dans le village, Yassine Msaïdié est à remercier pour son implication active.

La bibliothèque n'étant pas fonctionnelle à 100%, l'argent destinée à l'adhésion des enfants, fera l'objet d'achat de mobilier pour continuer l'aménagement de celle-ci et offrir un meilleur confort.

 

En 2011, deux personnes de l'association sont allées en mission dans le village. Un repas scolaire s'est déroulé dans la bonne humeur, au "foyer d'en haut". Une innovation : lavage des dents après le repas...

Des photos de classes et un pré travail pour la rentrée d'octobre a pu être réalisé avec la collaboration du directeur d'école et du responsable du Conseil d'Ecole.

 

En 2012, les parrainages ont pu se faire à distance avec la collaboration du magasin ALAPAGE de Moroni en ce qui concerne l'achat des fournitures pour les scolaires en primaire au village. Pour les autres élèves, un don leur a été attribué selon leur niveau...

=> les primaires en privé = 20 € - les collégiens = 30 € - les lycéens = 30 € - les universitaires = 50 €

On note un nombre croissant de jeunes qui poursuivent leurs études à La Grande Comore et même en pays étranger.

 

En 2013, le magasin ALAPAGE a refusé notre commande de fournitures. aussi, nous sommes entrés en contact avec le directeur de l'école d'Ifoundihé, M. Moussa Youssouf, pour connaître leurs besoins. Une attente est faite pour l'achat de livres afin que les enfants possèdent plus d'exemplaire au sein de leur classe. Des livres de français et mathématiques ont été acheté au magasin AU PARADIS DES LIVRES à Moroni.

Un grand merci au directeur de l'école M. Moussa Youssouf, Yassine Msaïdié et Soidroudine Ben Youssouf pour leur collaboration efficace.

Les autres élèves ont reçu un don comme l'année passée.

 

En 2014, avec le directeur de l'école du village il a été décidé de "penser collectif" vu que la rentrée scolaire s'est faite en début septembre et que les parrainages se font en novembre lors de la mission d'Annick Martin.

Certaines fournitures scolaires sont achetées pour chaque classe au magasin Au Paradis des Livres à Moroni. Les table-bancs sont réparées, les tableaux sont repeints, 2 bureaux pour les enseignants sont fabriqués, achat de 3 chaises pliantes et 3 poubelles.

Finition des 2 volets en fer.

Réparation des toilettes : portes, lavabo, achat d'un seau et broc.

En photo les 3 enseignants : M. Moussa Youssouf occupant le poste de directeur (28 élèves de CP), M. Assoumani Mmadi (22 élèves de CM) et Mme Moinahadidja Moussa (35 élèves de CE)

les instituteurs

 

Photos 3

 

En 2016, lors de la mission d'Alice Delaspre, un repas scolaire financé par un membre du CA a rempli les enfants de bonheur. De nombreuses photos sont réalisées pour donner aux parrains en retour...

Un 4e enseignant, M. Mohamed Mkouboi, est nommé suite à l'appui et aux aides prodiguées par Comores Horizon.

M. Moussa Youssouf ancien directeur, a collaboré pour le transport et la distribution des fournitures scolaires achetées au magasin "Au plaisir des Livres" en octobre. M. Assoumani Mmadi est nommé directeur pour cette année.

Comme chaque année, les enfants de l'école primaire publique d'Ifoundihé, ont reçus leurs fournitures pour l'année grâce aux parrains et Comores Horizon. Les collégiens, lycéens et universitaires ont reçu un don d'encouragement aux études. La somme globale de 4 260.50 € a été donnée.

 

En 2017, les fournitures ont été achetées à La Librairie des Livres à Moroni. Le coût, cette année est élevé du fait d'une augmentation du nombre des scolaires. Un contrôle nominatif pour les dons a été réalisé. De nombreuses photos sont faites puis envoyées aux parrains respectifs. Les 1ers de chaque classe ont été récompensés. Un repas scolaire est organisé grâce au don de Mme Loisy de Paray le Monial. Une prévention en hygiène dentaire est faite pour tous les élèves de primaire avec un dentiste M. Mmadi Abdou de Mbéni. Chaque enfant a reçu une brosse à dents et un tube de dentifrice offert par DISSOL de Bourbon Lancy.

 

 

 

Classe CP1

Nouveau bâtiment de l'école

 

 

Mur d'enceinte de l'école et son portail d'entrée

 

 

 

Intervention d'un dentiste pour une prévention en hygiène dentaire

 

Récompenses des 1ers de chaque classe.

Michel qui remet le cadeau à Miradj et

Annick à Nassem.

 

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    ECHANGES ENTRE DEUX CLASSES DE Cours Elémentaires

 

Lors de l’exposition « ENFANTS DES COMORES » à la bibliothèque municipale de Paray le Monial fin janvier 2018, les élèves de CE des Champs Seigneurs sont venus visiter. Leur enseignante souhaite faire un échange avec une classe d’Ifoundihé. M. Moussa Youssouf enseignant pour les CE2 est d’accord sur le principe en toute simplicité. Des échanges de photos et de textes vont se programmer, les objectifs principaux étant de partager et connaître des cultures différentes, stimuler l’écriture.

 

 

    DE NOUVEAUX SERVICES

En mars 2018, l’installation solaire au complet permet d’ouvrir les nouveaux services. Un micro-crédit avec un remboursement sur 1 an est mis en place et va aider le démarrage du coin vente et faciliter le salaire de la vendeuse Mme Echata Toibibou.

 

 CONSTRUCTION D'UNE BIBLIOTHEQUE

 

Les scolaires ne bénéficient d’aucun moyen pour étudier. A l’école, ils n’ont ni livres ni documents à leur disposition. Les collégiens et lycéens disent ne pas avoir de lieu satisfaisant dans leur établissement pour leur permettre d’enrichir leurs connaissances. En 2006, les villageois veulent construire une bibliothèque sur des fondations existantes d'un bâtiment situé proche de l'école.

 

Une étude de faisabilité est faite sur le terrain en fin d'année 2006. Le lieu et les fondations étant définis, il suffit de continuer la construction sur le même principe que la construction de l’école. Par conséquence, il est convenu que l’association Comores Horizon finance essentiellement les matériaux avec les aides financières obtenues, les villageois assurent la main d’œuvre.

 

En avril 2009, la construction se réalise grâce à une aide financière du Conseil Général et deux donateurs.

 

 

construction de la bibliothèque construction de la bibliothèque

 

Puis les notables se cotisent pour faire la terrasse. En novembre, la bibliothèque est terminée, aménagée et l'installation électrique est faite. Environ 3000 livres collectés en France arrivent par bateau. Malheureusement un retard ne permet pas aux personnes qui sont en mission, de "lancer" la bibliothèque. Les 4 personnes formées doivent faire le travail d'inventaire, de catalogage seuls. Puis l'inauguration pourra se faire. Reste à installer les panneaux photovoltaïques.

 

construction de la bibliothèque

la bibliothèque

la bibliothèque

En 2014, la bibliothèque, bien entretenue, accueille un grand nombre d'étudiants chaque jour et surtout en soirée grâce à l'électricité produite par les panneaux solaires qui sont entretenus régulièrement. La gestion est faite par le groupe AEDEI, (Association pour l'Education et le Développement des Etudes à Ifoundihé) créé en 2011 pour aider et encourager les étudiants. Des cours du soir sont organisés. Les plus grands aident les plus jeunes. 

la bibliothèque

le panneau solaire

la bibliothèque

Les responsables du groupe AEDEI

Maintenance des panneaux solaires par Ibrahim Halifa

 A la bibliothèque

 

Malheureusement en début d'année 2015, le convertisseur est hors d'usage... Y a-t-il eu un abus de consommations avec les cours du soir qui avaient lieu dans les classes de l'école ?

Après une recherche de vendeur sérieux à La Grande Comore, Comores Horizon finance l'achat d'un nouveau convertisseur pour rendre fonctionnelle la bibliothèque en soirée. 

 

En 2016, Alice Delaspre lors de sa mission, fait le point sur le fonctionnement de la bibliothèque. Un constat est fait, la bibliothèque propre, est très bien gérée par le groupe de jeunes de l'AEDEI. On peut compter 53 inscriptions pour ce début d'année scolaire. Les permanences sont bien assurées. Des films sont programmés sur l'écran de télévision pour les enfants qui sont très contents.

 

En 2017, les responsables de la bibliothèque nous demande l'achat d'un vidéo projecteur pour pouvoir passer les films dans de bonnes conditions. L'achat est réalisé ainsi que la fabrique d'une armoire pour ranger tout le matériel.

 

 

Achat d'un placard

Achat d'un vidéo projecteur

Une soirée à la bibliothèque

DE NOUVEAUX SERVICES

Depuis 2014, un nouveau projet est programmé : électrifier l'école pour permettre les cours du soir.

Une réflexion avec les villageois émerge pour installer l'énergie solaire pour alimenter les 2 sites : l'école et la bibliothèque. Comme la petite installation à la bibliothèque ne suffit pas, il est décidé de la renforcer.

Nous demandons un appui et une expertise à ESF (Electriciens Sans Frontières) dès 2015 pour cette étude  et faire des demandes de subvention pour ce beau et grand projet.

Pour la bibliothèque, vue que l'installation date de 2006, il est décidé d'enlever l'existant et d'installer le solaire pour permettre d'utiliser une photocopieuse avec scanner, recharger les téléphones portables, avoir un mini cyber avec 3 postes de connexion et de créer un emploi pour vendre des boissons fraîches et douceurs (biscuits et bonbons). Pour ce faire il est nécessaire d'inclure l'achat d'un réfrigérateur "solaire" et de 2 PC. L'installation électrique aux normes est gardé, seules quelques prises de courant supplémentaires sont prévues.

Pour la vente, la création d'un emploi est nécessaire, la gestion des AGR (Activités Génératrices de Revenus) se fera par l'AEDEI.

 

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CONSTRUCTION DE ROUTES

 

Les femmes du village se sont appropriées ce projet. En avril 2009, puis en novembre, une aide financière pour l'achat de sable et de ciments se fait pour continuer la route principale qui monte dans le village.

Les femmes ramassent les cailloux, font le sous-bassement et  les jeunes du village  sont mis à contribution pour le béton.

La route est terminée en début 2012.

 

construction de la route construction de la route construction de la route

 

Le groupe de femmes "BANATI" a décidé de construire une route en haut du village. Pour avoir les finances une soirée est organisée. Les jeunes du village sont mis à contribution pour les travaux. En novembre 2014, il manque 5 tonnes de ciment pour terminer (soit 800 €). Actuellement il est impossible à l'Association Comores Horizon de France d'aider financièrement pour la suite des travaux.

 

construction de la route

construction de la route

construction de la route

 

 En 2015, les antennes Comores Horizon de France ont permis, grâce à des manifestations comoriennes en France, de financer une partie d'une route qui ceinture le village (départ vers Héroumbili jusqu'au terrain de foot)

 

En 2017, Comores Horizon achète et fait livrer 2 camions de sable pour que le groupe puisse continuer et finaliser la route.

 

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  ENVOI DE MATERIEL SCOLAIRE, VÊTEMENTS ET MEDICAMENTS

 

Peu de moyens sont alloués aux enseignants de l'école d'Ifoundihé par le gouvernement comorien. En France quelques personnes de l'enseignement primaire et des particuliers ont fait don de livres scolaires. Un envoi par avion a été réalisé en septembre 2005.

 

En juillet 2006, 11 m3 de vêtements, chaussures et médicaments ont été acheminés par bateau.

En 2009, 9 m3 de livres, vêtements et médicaments sont envoyés de Marseille. Merci aux donateurs.

 

Dès décembre, une partie de route est bétonnée. La jonction avec la route existante se fera dans un avenir proche mais il faudra enlever des grosses pierres volcaniques ce qui prendra beaucoup d’énergie.

 

Photos

 

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  PREVENTION EN SANTE ET SOINS

 

«  Mieux vaut prévenir que guérir »

 

 

HYGIENE DE BASE - PREVENTION DES MALADIES SUR LE TERRAIN

Fin 2006, plusieurs plans de sensibilisation auprès des enfants, avec prospectus à l’appui sont prévus ainsi que des animations ludiques dans chaque classe, avec l’accord de Mr Gilbert Saïd, directeur de l'école.
 

Malheureusement, la rentrée scolaire a eu lieu le 11 décembre, date de retour des membres de l’association en mission. Seuls les prospectus ont été donnés avec les fournitures scolaires, des explications en langue comorienne ont été  faites aux enfants, par le directeur ou l’instituteur.

 

Le 2 décembre 2006, journée mondiale du Sida, à midi un membre de l’association était à la sortie de la mosquée, distribuant des prospectus, des préservatifs et donnant des réponses aux interrogations diverses. Une trentaine d’hommes de tout âge se sont arrêtés.

 

En octobre 2007, la personne missionnée, Mme Annick Bouchot, IDE a pu faire des interventions dans chaque classe.
L’éducation à la santé telle que les méfaits de l’excès de consommation de sucre par exemple, s’est faite « sur le tas », en donnant l'exemple (ne pas trop sucrer le café...).

 

Pour les caries dentaires, nous avons les coordonnées d'un dentiste, mais nous ne l'avons pas encore rencontré. Des brosses à dents ont été distribuées aux classes de CE1 et CE2, achats personnels de 3 membres de l’association en 2006.

 

Prospectus

 

En novembre 2014, Annick Martin, missionnée a renouvelé les interventions de prévention pour une bonne hygiène bucco-dentaire dans les classes et offert une brosse à dents et un tube de dentifrice.

 

Photos

 

 

Prospectus

 

Lorsque Annick Martin, Infirmière Diplomée d'Etat, se déplace à Ifoundihé, elle donne gratuitement des soins de base à la population.

 

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 GESTION DES DECHETS

 

Comme dans toute l’île, aucune gestion des déchets n’existe. Les villageois conscient du problème sont d’accord pour mettre en place des moyens concrets afin de limiter les  maladies, les accidents et atteindre l’objectif :

 

IFOUNDIHE,  VILLAGE  PROPRE !

 

En 2005 - 2006

Une campagne de sensibilisation est faite. Des ramassages de déchets sont organisés par le maître coranique dit « M. Propre » et les enfants, fin 2006. Les membres en mission laissent des prospectus pour être distribués. L’initiative est très bonne, mais il faudrait arriver à développer l’idée de ne plus « jeter sur place ». 

 

mohamed chanfiou

En octobre 2006, Mohamed Chanfiou, dit "Monsieur Propre", lance une opération de nettoyage dans le village avec les enfants de l'école coranique.

 

Chaque jeudi matin est consacré à ce travail. De plus, des fleurs sont plantées ça et là vers les maisons.

 

Maintenant que le village devient plus accueillant, reste aux habitants à ne plus faire de " déchetteries sauvages " et acquérir les bons réflexes pour éliminer les déchets.

 

Prospectus

 

Photos

 

Pour les scolaires, il est nécessaire d’envisager des actions ciblées avec le directeur, les enseignants et le Conseil d’Ecole.

 

En octobre 2007, Mme Annick Bouchot en mission à Ifoundihé est conviée avec deux membres du village à une réunion organisée par l'Union Européenne. Un dossier est présenté afin de bénéficier d'une formation aux Comores sur la gestion des déchets. L'action n'a pas été retenue.

Le maître coranique a reçu un diplôme de reconnaissance pour son travail dans le village par Comores Horizon de France.

 

En classe, l’objectif est de jeter directement les déchets dans les poubelles fournies par Comores Horizon de France et de les faire brûler chaque jour. Les trois classes doivent être propre au quotidien. Mr Saïd, le directeur et Mr Hamidou, enseignant s’engagent à conduire cette action.

 

ramassage des déchets ramassage des déchets ramassage des déchets

En avril 2009, des corbeilles en feuilles de bananier sont fabriquées et accrochées dans chaque quartier. A l'école, les scolaires mettent directement les papiers dans la poubelle de classe et ne jettent pratiquement plus au sol.  

Les habitudes sont dures à changer… et il faudra beaucoup de temps, mais déjà on peut voir les enfants, qui changent leur comportement. Le chef du village, élément essentiel dans la démarche, commence de se baisser pour ramasser les détritus et encourage la population. Beaucoup de fleurs sont plantées par Fahar Chanfi en 2008 – 2009.

ramassage des déchets

Un lieu pour faire brûler doit être aménagé pour permettre à l’équipe de responsables d’éliminer certains déchets. 

Nous sollicitons à plusieurs entreprises l’association ULANGA, pour être partenaire, mais les messages restent sans réponse.

Régulièrement, lors des missions de membres de Comores Horizon France, des interventions en milieu scolaire sont programmées. En avril 2009, un stylo recyclé et un prospectus ont été donnés aux enfants.

En novembre 2009, un ramassage de boîtes de conserves se fait avec la brouette achetée par l'association. Certains foyers brûlent leurs ordures. On a l'impression que le village a moins de déchetteries sauvages... Les enfants de l'école coranique ramassent toujours les déchets qui sont au sol...  "Monsieur Propre" s'entoure de 2 personnes pour conduire les actions de propreté dans le village.

 

En 2013, l'achat de matériaux (brouette et gants) permet au groupe qui s'occupe de la gestion des déchets de travailler dans de meilleures conditions.

 

En 2014, une réelle prise de conscience semble émerger... Annick Martin travaille sur le terrain avec M. Abou Ismaëla pour avancer dans le projet. Une déchetterie est délimitée en bas du village.

Des poubelles de quartier sont installées avec un tri simple, le combustible et le non combustible.  Chaque dimanche un groupe de scouts " GOBA" sous la responsabilité de M. Abou Ismaïla ramasse les déchets des poubelles, les met dans les brouettes et les emmène à la déchetterie.

Le problème subsiste pour les objets en fer et le verre qui ne brûlent pas et nous n'avons pas trouvé de solution pour évacuer ces produits. Nous recherchons activement une solution. Nous contactons des sociétés et associations susceptibles de nous aider pour aller plus loin dans la gestion et la revalorisation des déchets. Aucune réponse...

 

Ce projet est de longue haleine. Lors de la présence de membres de Comores Horizon sur le terrain, les bonnes habitudes se communiquent au quotidien.

 

Photos

 

En 2016, Aux yeux d'Alice Delaspre missionnée, le village a toujours du mal avec la gestion des déchets. Malgré la présence de poubelles, le "jeter au sol" reste dans les mœurs. Chaque dimanche les scouts évacuent les déchets des poubelles et ramassent au sol.

Mais pour le maire et le préfet, Ifoundihé donne l'image d'un village propre, la population étant sérieuse et volontaire.

 

 

En décembre 2016, lors de la visite en France du maire M. Hamadi Mohamed Ali, notre discussion se porte sur la recherche d'un lieu pour traiter les déchets pour la région. Les villageois se seraient portés volontaire pour trouver un lieu dans le village. Annick Martin suggère l'ancien terrain de foot qui se situe légèrement en dehors du village et qui serait propice en évitant les nuisances de fumées et d'odeurs. Une étude pourrait être menée car pour accéder à ce terrain en contre bas, il est nécessaire de traverser plusieurs champs d'où la nécessité de demander l'autorisation de passage.

 

En 2017, malheureusement une régression est à noter dans tout le village. De nombreux déchets jonchent le sol, les poubelles n'existent plus sauf 2 ou 3 mais débordent et ne sont pas vidées. Aucun lieu pour faire brûler n'existe. Notre appréhension est grande car les pluies arrivent et le paludisme va faire des dégâts considérables. Nous alertons la population mais à notre départ aucune décision n'est prise !

Dans ces conditions, il faut avouer que cette gestion est un échec total et nous stoppons ce projet et ne consacrerons plus de finances tant qu'une prise de conscience n'aura pas lieu.


 

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  REHABILITATION D'UNE RESERVE D'EAU

 

«  L'EAU  C'EST  LA  VIE...»

 

Le village possède 2 réserves d'eau qui permettent d'alimenter les familles lorsque leurs citernes personnelles sont vides en période de sécheresse. Une réserve, non fonctionnelle existe dans l'ancien village où les maisons étaient toutes en pierres... Réparer cette cuve cylindrique offrirait une possibilité d'alimenter la partie haute du village.

C'est chose faite en fin 2010 .

 

Comme à l'accoutumée, l'association a acheté les matériaux et les villageois ont fait les réparations sous les directives du maçon Saïd Msaïdié. Le nouveau président de l'Antenne d'Ifoundihé a eu la riche idée de solliciter tous les foyers du village pour collecter des fonds et faire une route d'accès.

 

citerne fissurée

accès à la citerne

réparation de la citerne

la nouvelle route

               Citerne fissurée et le chemin d'accès                    

           Réparation de la citerne et nouvelle route d'accès

 

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CREATION D'UN MARCHE LOCAL

 

Certaines femmes du village décide de vendre leurs produits récoltés ( noix de coco, bananes, manioc...) ou achetés en ville (poisson, sucreries, gâteaux, cigarettes) ou fabriqués "maison" (galettes, biscuits...)

 

le marché

le marché

la marché

En 2017, plusieurs femmes exposent leurs produits à vendre. A noter que certaines fabriquent des "petites brioches" qui se vendent bien.

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